Équateur : cette fois, la puce est obligatoire
Après la Colombie et l'Argentine, qui ne l'exigent pas, l'Équateur est le premier des pays couverts ici à rendre la puce électronique obligatoire dès l'entrée — pas seulement recommandée.
Le certificat zoosanitaire, et un cas particulier pour un animal qui revient
Pour entrer en Équateur, Agrocalidad exige un Certificat Zoosanitaire d'Exportation délivré par le service vétérinaire officiel du pays de départ, rédigé en espagnol ou en anglais, attestant que l'animal a passé un examen clinique dans les dix jours précédant l'embarquement et qu'il est jugé exempt de maladies transmissibles.
Particularité propre à l'Équateur parmi les pays couverts ici : pour un animal qui a quitté le pays temporairement et qui y revient, ce même certificat reste valable trente jours — largement plus que la fenêtre habituelle de dix jours pour une première entrée. Passé ce délai, la procédure d'importation complète s'applique de nouveau.
Les vaccins complets — sans délai minimum affiché avant le vol
Les vaccinations obligatoires couvrent, pour un chien, la rage, la maladie de Carré, l'hépatite, la leptospirose et la parvovirose ; pour un chat, la rage et la panleucopénie féline. La page consultée liste ces vaccins comme condition d'entrée sans préciser de délai minimum entre l'injection et le vol — contrairement à la Colombie, l'Argentine ou le Chili, qui affichent chacun un seuil explicite de vingt et un jours.
Ça ne veut pas dire qu'aucun délai ne s'applique en pratique : les protocoles vaccinaux eux-mêmes imposent une immunisation progressive. Faute d'un chiffre publié par Agrocalidad, le seuil de vingt et un jours appliqué par les pays voisins reste la marge de sécurité la plus prudente à respecter.
La puce électronique : obligatoire, pas seulement conseillée
Contrairement à la Colombie et à l'Argentine, où la puce n'est pas une condition d'entrée, l'Équateur en fait un « requis indispensable » pour tout chien ou chat. C'est le premier des pays couverts dans cette série à l'exiger explicitement dès l'entrée, plutôt que de la mentionner seulement pour un départ ultérieur.
Le titrage sérologique, lui, suit le même schéma que dans les autres pays de la région : non exigé pour entrer en Équateur, mais requis si l'animal doit ensuite repartir vers un pays qui l'impose — avec un seuil minimum de 0,5 UI/ml cité par Agrocalidad elle-même pour ce cas de figure.
Cabine ou soute : deux procédures d'entrée complètement différentes
Un animal qui voyage en cabine ou récupéré avec les bagages en zone d'arrivée internationale est dédouané directement sur présentation du seul certificat zoosanitaire. Un animal transporté en soute cargo, en revanche, a besoin d'un Permis Zoosanitaire d'Importation délivré par Agrocalidad avant le dédouanement par le SENAE — la douane équatorienne — et le propriétaire doit envoyer les documents par courriel à l'aéroport d'arrivée soixante-douze heures avant l'atterrissage.
Le mode de transport choisi ne change donc pas seulement le confort du voyage : il détermine si un permis supplémentaire, avec son propre délai, doit être obtenu avant même de partir.