Chien ou chat en Colombie : ce que l'ICA exige
L'ICA (Instituto Colombiano Agropecuario) fixe des délais précis pour le certificat et le vaccin — mais sur un point que beaucoup de voyageurs anticipent par réflexe, la Colombie ne demande rien du tout.
Le certificat sanitaire : dix jours, pas un de plus
Pour entrer en Colombie, l'ICA exige un certificat sanitaire original délivré par l'autorité vétérinaire officielle du pays de départ, mentionnant l'espèce, la race, le sexe, l'âge, la couleur et l'identification électronique de l'animal si elle existe. Ce certificat doit être daté d'au plus dix jours calendaires avant l'entrée sur le territoire — pas dix jours avant le vol, dix jours avant le passage effectif à l'aéroport colombien.
C'est un délai plus court que celui de nombreux autres pays d'Amérique du Sud (l'Argentine, par exemple, accorde soixante jours) : impossible d'anticiper ce document loin à l'avance, le rendez-vous vétérinaire final doit être calé précisément autour de la date de vol déjà confirmée.
Le vaccin antirabique : vingt et un jours, et un âge minimum de quinze semaines
Pour une primo-vaccination, l'ICA impose un délai minimum de vingt et un jours entre l'injection et l'embarquement. L'animal doit par ailleurs avoir au moins quinze semaines au moment de l'entrée — un seuil légèrement inférieur aux seize semaines habituellement retenues dans l'Union européenne.
Si le pays de départ n'administre pas la vaccination antirabique localement, l'entrée reste possible mais sous condition : quarantaine à domicile et vaccination par un vétérinaire colombien utilisant un vaccin homologué par l'ICA. C'est un cas rare, mais qui change complètement le calendrier si cette vaccination n'est pas une pratique courante là d'où part l'animal.
Ce que la Colombie ne demande pas : une puce électronique obligatoire
Contrairement à l'Union européenne, où la puce électronique conditionne la validité légale du vaccin qui la suit, l'ICA ne rend pas la puce obligatoire pour entrer en Colombie. Le certificat sanitaire mentionne l'identification électronique « le cas échéant » — c'est-à-dire si l'animal en porte déjà une, pas comme condition d'entrée.
Ça ne veut pas dire qu'il faut s'en passer : un animal sans puce n'a aucun moyen d'identification fiable en cas de perte, et le prochain pays du voyage peut très bien exiger la puce avant le vaccin, dans cet ordre précis. La règle colombienne, ici, est une exception — pas un modèle sur lequel caler le reste du trajet.
Pas de permis séparé — juste le certificat d'inspection sanitaire à l'aéroport
Aucun permis d'importation distinct n'est requis pour un animal de compagnie voyageant avec son propriétaire : le document délivré sur place est le Certificat d'Inspection Sanitaire (CIS), émis uniquement dans les bureaux de l'ICA présents dans les aéroports internationaux, ports et postes-frontières du pays.
Pour le trajet retour — en particulier vers l'Union européenne — le titrage sérologique n'est pas exigé par la Colombie elle-même, mais l'ICA le recommande explicitement pour les animaux qui repartent ensuite vers un pays qui l'exige. Un point à anticiper si la Colombie n'est qu'une étape du voyage.